Innovator Profiles

Andrée-Lise Méthot

Andrée-Lise Méthot, Cycle Capital Management

Andrée-Lise Méthot is a visionary humanist. This Montreal-based geological engineer heads Cycle Capital, a venture capital fund that invests in Canadian companies that are developing and marketing clean technologies. Méthot has managed to bridge the gap between the worlds of financiers and environmentalists.

Méthot didn’t pursue the traditional geological engineering trajectory. Thanks to her mentor, Henri Massé, who saw her as an entrepreneur, Méthot made the transition from geological engineering to finance. When she founded the first venture capital fund dedicated to cleantechs in Quebec, the Fonds d’investissement en développement durable (FIDD), the word cleantech was still very new and the concept was still somewhat undefined. Méthot was given the space within the fund to explore and experiment.  She claims “it was the openness of the visionaries who believed in me that enabled FIDD to grow.”

Contrary to what many in the NGO sector believe, Méthot is convinced that the financial industry understands that the world economy is inseparable from ecology. Yesterday’s environmentalists are today’s financial players. Méthot believes in an active society, rejects silos and advocates for dialogue with all social spheres. For her, this is the only way we will be able to offer a good quality of life to as many people as possible while keeping our democracies healthy.

When asked what's the country needs to do to be a true leader in the green economy, Méthot recommends greater support for marketing and exporting of our clean technologies. “We’re strong at providing tax bonuses and subsidizing research and development but we’re really lacking the support for moving to the next step. Our chance for success lies in our relationship with the rest of the world”.

Méthot believes that we have the ability to switch to a green economy because we are a resource economy. She argues that it is crucial that we make every effort to transform the exploitation of our resources into an opportunity for innovation and GHG reduction. In Quebec, Méthot believes that the Province is on track; the government has decided to drastically reduce GHG emissions in transport, the sector that produces the most emissions, having invested nearly 6.5 billion dollars in the development of aluminum buses for public transit.  (Aluminum is an infinitely recyclable material that allows for the development of many other applications).

When asked what advice she would give to young entrepreneurs who want to get into the cleantech sector today, Méthot stresses they must first surround themselves with the best experts in the field. “They should remain open to the world and take advantage of the solidarity that exists among entrepreneurs in this sector”.

For Méthot, the transition to a low carbon economy is simply evident; it is no longer a matter of choice. Given the limited resources of our small planet and a population of 8 billion, the consumption model is simply not sustainable. Méthot eschews pessimism and apathy; she is moving forward and advancing the technologies of tomorrow, technologies, she argues, that are most effective when they are simple. She cites as an example of the innovative work done by a young Quebec company, Enerkem, to transform municipal waste into energy and biofuel.

 A proactive visionary, Méthot has been able to use her understanding of technology and her passion for sustainability to help finance a new model of development, one that will be both greener and more humane.

 

Andrée-Lise Méthot est une visionnaire humaniste. Cette brillante géologue de Montréal est aujourd’hui à la tête de Cycle Capital,  un fonds de capital de risque canadien qui investit dans des entreprises qui développent et commercialisent des technologies propres. Andrée-Lise a réussi le tour de force de former des ponts solides entre les mondes de la finance et de l’écologie.

Andrée-Lise n’a pas poursuivi le parcours habituel des géologues, grâce à son mentor, Henri Massé, qui a su voir en elle une entrepreneure, elle a fait la transition entre le génie géologique et la finance. Il fallait que quelqu’un lui montre la voie. Quand Andrée-Lise a fondé le tout premier fonds  de capital de risque dédié aux cleantechs au Québec, le Fonds d’investissement en développement durable (FIDD), le mot cleantech apparaissait tout juste et la notion était encore un peu floue. Elle nous dit que c’est l’ouverture d’esprit des visionnaires qui ont cru en elle qui a permis au FIDD de se développer car ils lui ont laissé la possibilité d’explorer et d’expérimenter.

Contrairement à ce que beaucoup pensent dans le secteur des ONG, Andrée-Lise est quant à elle convaincue que le secteur de la finance a bien compris que le monde économique est indissociable de celui de l’écologie. Les écolos d’hier sont maintenant des acteurs de la finance d’aujourd’hui. Andrée-Lise croit en une société active, n’aime pas le cloisonnement et préconise le dialogue entre toutes les sphères sociales. C’est pour elle la seule route possible pour parvenir à offrir une belle qualité de vie au plus grand nombre et maintenir nos démocraties en bonne santé.

Lorsqu’on lui demande ce qui manque aujourd’hui pour faire du pays un vrai leader dans l’économie verte, Andrée-Lise affirme que c’est le soutien pour la commercialisation et l’exportation de nos technologies vertes. Nous utilisons bien la bonification des impôts et les subventions pour la recherche et développement mais c’est vraiment le passage à l’étape suivante qui nous fait défaut. Notre succès passe par nos relations avec le reste du monde.

Andrée-Lise est convaincue que parce que nous sommes une économie de ressources, nous avons la capacité de passer à une économie verte. Pour elle, il est crucial de n’épargner aucun effort pour faire de l’exploitation de nos ressources une source d’innovation et de réduction des GES. Au Québec, Andrée-Lise considère que la province est sur la bonne voie car le gouvernement a fait le choix de réduire drastiquement les émissions des GES dans les transports, le secteur qui produit le plus d’émissions. Le gouvernement du Québec va ainsi investir près de 6,5 milliards de dollars dans le développement d’autobus en aluminium, une matière recyclable à l’infini qui permet de développer des tas d’applications.

Lorsqu’on lui demande quel conseil elle donnerait à un jeune entrepreneur qui souhaiterait se lancer dans les cleantechs, Andrée-Lise soutient qu’il devra d’abord aller chercher les experts les plus compétents pour l’accompagner, pour cela rester ouvert sur le monde et profiter de la grande solidarité qu’elle voit chez les entrepreneurs de ce secteur.

Pour Andrée-Lise, le passage à une économie sobre en carbone est tout simplement une évidence, ce n’est plus une question de choix. Lancé dans l’univers sur notre petite planète aux ressources limitées, le modèle de consommation que nous proposons n’est tout simplement pas tenable avec les 8 milliards d’êtres humains qui vont se partager ces ressources. Andrée-Lise ne s’embarrasse pas de pessimisme et d’apathie, elle va de l’avant et fait avancer les technologies de demain dont elle soutient que ce sont souvent les plus simples qui sont les plus efficaces. Elle donne pour exemple le travail innovateur d’une compagnie québécoise, Enerkem, qui développe des solutions pour transformer les déchets municipaux en énergie et en biocarburant.

 Une visionnaire proactive, Andrée-Lise a su utiliser au mieux ses connaissances technologiques et sa passion pour la durabilité pour aider à financer  un nouveau modèle de développement, plus vert et à l’échelle humaine.